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Meilleur PEA Comparatif 2026
ComparatifVérifié le 1er octobre 2026

PEA pas cher : où vont réellement vos frais

Les frais sont le seul paramètre d’un investissement que vous maîtrisez à l’avance. Sur vingt ans, un écart d’un demi-point par an change la fin de l’histoire. Voici les postes qui comptent vraiment, ceux que les grilles tarifaires mettent en avant, et ceux qu’elles rangent en note de bas de page.

L’essentiel.

Quatre postes déterminent le coût d’un PEA : les frais d’ordre, les droits de garde, les frais de tenue de compte et les frais de transfert. Depuis juillet 2020, chacun est plafonné par décret. Les banques de réseau se sont largement alignées sur ces plafonds, les courtiers en ligne passent très en dessous. L’écart entre les deux familles se compte en centaines d’euros par an sur un portefeuille moyen.

Point de veille au 1er octobre 2026.

Trois mouvements d’offres depuis notre contrôle tarifaire du 31 août : BoursoMarkets change de partenaire le 5 octobre 2026 — Amundi devient exclusif, les ETF iShares (dont le WPEA) sortent de la gratuité à l’achat, l’offre monte à plus de 275 ETF dont 75 éligibles au PEA et le ticket minimum passe de 200 € à 100 € ; Fortuneo offre le courtage sur tous les ordres d’achat de 500 à 100 000 € d’une sélection d’ETF Amundi jusqu’au 31 décembre 2026 ; Bourse Direct a ouvert le prêt de titres au PEA le 30 septembre 2026. Côté fiscal, rien ne bouge : les prélèvements sociaux restent à 18,6 % et les ETF synthétiques demeurent éligibles au PEA. Le détail de nos contrôles est consigné sur la page de suivi des mises à jour.

Les quatre postes qui comptent

PosteQuand il se déclencheCe qui fait la différence
Frais d’ordreÀ chaque achat et à chaque venteLe plus visible, et le seul qui dépend de votre activité
Droits de gardeChaque année, sur l’encours détenuNuls chez la plupart des courtiers, significatifs en banque
Frais de tenue de compteChaque année, forfaitairementSouvent nuls en ligne, parfois par ligne de titres
Frais de transfertUne fois, au départPlafonnés à 150 €, ils ne doivent pas dissuader

Le piège classique consiste à ne comparer que le premier. Un courtier à 0 € l’ordre qui facture 0,3 % de droits de garde coûte plus cher, sur un portefeuille de 50 000 €, qu’un courtier à 2 € l’ordre sans droits de garde, dès lors que vous passez moins de 75 ordres par an.

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Ce que la loi plafonne

Le décret du 5 février 2020, entré en vigueur le 1er juillet 2020, encadre l’ensemble des frais du PEA. Ce sont des maximums, pas des tarifs.

Type de fraisPlafond légal
Ouverture du plan10 €
Tenue de compte, par an0,4 % de la valeur des titres, plus 5 € par ligne
Ordre passé en ligne0,5 % du montant
Ordre passé par téléphone ou en agence1,2 % du montant
Transfert et clôture15 € par ligne cotée, 50 € non cotée, 150 € au total
Un effet pervers du plafonnement. En fixant des maximums, le décret a donné une référence aux acteurs les plus chers, dont beaucoup se sont simplement alignés dessus. Le plafond protège des abus, il ne rend pas un établissement compétitif.

Les offres les moins chères

Le classement ci-dessous porte sur le coût d’un ordre de 1 000 €, comparé à conditions identiques, avec le minimum de versement exigé. Chaque fiche détaille la grille complète.

Pour chiffrer votre cas plutôt que de comparer des ordres types, passez par le simulateur de frais, qui raisonne sur votre fréquence et vos montants réels.

Les frais qui ne s’affichent pas

La grille tarifaire dit rarement toute la vérité. Cinq postes méritent une vérification avant d’ouvrir.

  1. Les frais d’inactivité. Certains acteurs facturent un forfait mensuel si vous passez moins d’un ordre par mois. Pour un investisseur qui achète un ETF chaque trimestre, c’est le poste le plus coûteux de tous, et il ne figure jamais en tête de grille.
  2. Le minimum par ordre. Un tarif de 0,08 % paraît très bas, jusqu’à ce qu’un minimum de 2 € s’applique. Sur un versement mensuel de 200 €, cela fait 1 % de frais réels.
  3. Le spread hors heures de marché. Passer un ordre le soir sur certaines plateformes revient à traiter à un prix moins favorable, un coût invisible qui n’apparaît sur aucune facture.
  4. Les frais de change. Sur un PEA, l’essentiel se traite en euros, mais certaines places européennes cotent dans une autre devise, avec une commission de conversion à la clé.
  5. Les frais internes des fonds. Ils ne sont pas facturés par le courtier mais prélevés dans le produit. Entre un ETF à 0,20 % par an et un fonds géré à 2 %, l’écart dépasse tout ce que vous économiserez sur les ordres.
Le test qui ne trompe pas. Demandez-vous ce que coûterait une année où vous ne passez qu’un seul ordre. Beaucoup d’offres attractives à l’usage intensif deviennent chères pour un investisseur régulier mais peu actif, qui est pourtant le profil le plus courant.

Le moins cher dépend de votre façon d’investir

Il n’existe pas de PEA le moins cher dans l’absolu. Le classement change selon trois variables : la taille de vos ordres, leur fréquence, et l’encours que vous laissez dormir.

Votre pratiqueLe poste décisifCe qu’il faut chercher
Versement mensuel de 100 à 300 €Le minimum par ordreUn tarif fixe bas, ou un plan programmé sans frais
Quelques ordres par an de 5 000 €Le pourcentageUn barème dégressif, pas de forfait d’inactivité
Portefeuille important, peu d’ordresLes droits de gardeZéro droit de garde, quitte à payer l’ordre plus cher
Gestion déléguéeLes frais de gestion annuelsLe cumul des frais du mandat et des supports

Ce qu’un demi-point coûte sur vingt ans

Les frais se comparent souvent en euros par ordre, ce qui les fait paraître dérisoires. Ramenés à un pourcentage annuel de l’encours et projetés sur la durée, ils changent d’échelle.

Sur 50 000 € placés pendant vingt ans à 6 % brut, un demi-point de frais annuels supplémentaires réduit le capital final d’environ 15 %. Ce n’est pas un écart de confort, c’est plusieurs années de versements effacées. Et contrairement à la performance, cet écart est connu d’avance et entièrement sous votre contrôle.

C’est aussi pourquoi l’enveloppe compte autant que le courtier : voir notre comparatif PEA ou compte-titres.

Comment lire une grille tarifaire

Trois réflexes suffisent à éviter la plupart des mauvaises surprises.

  • Cherchez le document officiel, intitulé conditions tarifaires ou brochure tarifaire, et non la page marketing. Les deux ne disent pas la même chose.
  • Lisez les notes de bas de page. Les conditions d’une offre à zéro euro y figurent presque toujours : volume minimum, durée promotionnelle, réservé aux nouveaux clients.
  • Simulez une année complète. Additionnez vos ordres prévus, les droits de garde sur votre encours cible, la tenue de compte et l’éventuel forfait d’inactivité. C’est le seul chiffre qui compte.
Avertissement. Les informations présentées sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Les tarifs et les offres promotionnelles évoluent fréquemment. Vérifiez toujours la brochure tarifaire officielle de l’établissement avant d’ouvrir un PEA. Investir comporte un risque de perte en capital.

Sources

Questions fréquentes

Quels sont les frais plafonnés par la loi sur un PEA ?
Depuis juillet 2020, l’ouverture est plafonnée à 10 €, la tenue de compte à 0,4 % par an plus 5 € par ligne, les ordres en ligne à 0,5 % du montant, les ordres par téléphone ou en agence à 1,2 %, et le transfert à 150 € au total.
Quel est le PEA le moins cher en 2026 ?
Cela dépend de votre façon d’investir. Sur des versements mensuels modestes, le minimum par ordre est décisif. Sur un encours important peu mouvementé, ce sont les droits de garde. Aucun acteur n’est le moins cher sur tous les profils à la fois.
Qu’est-ce qu’un frais d’inactivité ?
Un forfait facturé lorsque vous ne passez pas un nombre minimum d’ordres sur une période, souvent un par mois. C’est le poste le plus pénalisant pour un investisseur régulier mais peu actif, et il figure rarement en tête de grille tarifaire.
Les droits de garde existent-ils encore ?
Chez la plupart des courtiers en ligne, non : ils sont nuls. Ils restent pratiqués dans les banques de réseau, souvent sous forme d’un pourcentage annuel de l’encours plafonné à 0,4 %, auquel s’ajoute un forfait par ligne.
Les frais d’un ETF s’ajoutent-ils à ceux du courtier ?
Oui. Les frais internes du fonds, généralement 0,15 % à 0,40 % par an pour un ETF, sont prélevés dans le produit et n’apparaissent sur aucune facture. Ils s’ajoutent aux frais facturés par l’établissement.
Vaut-il la peine de transférer son PEA pour payer moins de frais ?
Souvent oui sur un encours significatif. Le transfert coûte 150 € au maximum. Sur un portefeuille de 30 000 € facturé 0,3 % de droits de garde par an, soit 90 €, l’opération est amortie en moins de deux ans.
Un demi-point de frais en plus, est-ce vraiment important ?
Oui. Sur 50 000 € placés vingt ans à 6 % brut, un demi-point de frais annuels supplémentaires ampute le capital final d’environ 15 %. Contrairement à la performance, cet écart est connu d’avance et dépend entièrement de votre choix d’établissement.

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