Aller au contenu
Meilleur PEA Comparatif 2026
ComparatifVérifié le 1er octobre 2026

Le PEA en gestion pilotée

Déléguer la gestion de son PEA à un mandat évite d’avoir à choisir et arbitrer soi-même. Le service a un prix, prélevé chaque année sur l’encours, que les marchés montent ou non. Voici comment il se décompose, ce qu’il représente sur la durée, et ce qu’il faut vérifier avant de signer.

L’essentiel.

En gestion pilotée, vous signez un mandat : un gestionnaire choisit l’allocation et arbitre à votre place, selon un profil de risque défini à l’ouverture. Le service se facture chaque année sur l’encours, de l’ordre de 1,2 % à 1,6 % tout compris chez les acteurs spécialisés, contre 0,15 % à 0,40 % pour un ETF détenu en direct. L’offre est étroite : la plupart des établissements proposent la gestion pilotée sur assurance vie, beaucoup moins sur PEA. Le ticket d’entrée est souvent de 5 000 €.

Point de veille au 1er octobre 2026.

Trois mouvements d’offres depuis notre contrôle tarifaire du 31 août : BoursoMarkets change de partenaire le 5 octobre 2026 — Amundi devient exclusif, les ETF iShares (dont le WPEA) sortent de la gratuité à l’achat, l’offre monte à plus de 275 ETF dont 75 éligibles au PEA et le ticket minimum passe de 200 € à 100 € ; Fortuneo offre le courtage sur tous les ordres d’achat de 500 à 100 000 € d’une sélection d’ETF Amundi jusqu’au 31 décembre 2026 ; Bourse Direct a ouvert le prêt de titres au PEA le 30 septembre 2026. Côté fiscal, rien ne bouge : les prélèvements sociaux restent à 18,6 % et les ETF synthétiques demeurent éligibles au PEA. Le détail de nos contrôles est consigné sur la page de suivi des mises à jour.

Ce qu’est réellement un mandat

La gestion pilotée n’est pas un produit, c’est une délégation. Vous répondez à un questionnaire qui détermine votre horizon et votre tolérance au risque, un profil vous est attribué, et le gestionnaire construit puis fait évoluer un portefeuille conforme à ce profil.

Trois conséquences pratiques en découlent.

  • Vous ne choisissez pas les supports. C’est l’intérêt du service, et sa limite si vous avez des convictions propres.
  • Les arbitrages sont faits sans vous prévenir, dans le cadre du mandat signé. À l’intérieur d’un PEA, ils ne déclenchent aucune imposition.
  • Le profil de risque conditionne tout. Deux mandats pilotés chez le même acteur n’ont pas la même performance selon le profil retenu, et la comparaison entre acteurs n’a de sens qu’à profil équivalent.

La plupart des mandats pilotés sur PEA reposent aujourd’hui sur des ETF, souvent à réplication synthétique pour accéder aux marchés mondiaux tout en restant éligibles au plan.

Comment se décomposent les frais

C’est le point où les comparaisons dérapent le plus souvent, parce que les acteurs ne communiquent pas tous sur le même périmètre.

CoucheCe qu’elle rémunèreOrdre de grandeur annuel
Frais de mandatLe pilotage et les arbitrages0,6 % à 1,0 %
Frais de l’enveloppeLa tenue du compte, les droits de garde0 % à 0,3 %
Frais internes des supportsLes ETF eux-mêmes0,15 % à 0,40 %
Total tout compris1,2 % à 1,6 %
Exigez un chiffre tout compris. Un mandat annoncé à 0,7 % n’a pas le même sens s’il s’agit des seuls frais de gestion, hors supports et hors enveloppe. Demandez le total, celui qui est effectivement prélevé sur votre encours, et comparez ce chiffre entre acteurs.
🏆 Meilleur PEA 2026

Votre PEA avec 0 % de commission chez XTB

Investissez dans plus de 1 200 actions et ETF éligibles au PEA, avec 0 % de commission jusqu’à 100 000 € de transactions par mois. Ordres possibles à partir de 10 €.

Découvrir le PEA XTB →

Ce que la délégation vous coûte sur la durée

Le calcul compare, à performance brute identique, un mandat piloté et un portefeuille d’ETF géré soi-même. Il isole donc le seul effet des frais.

Coût de la gestion pilotée contre gestion libre

Performance brute supposée identique dans les deux cas, seuls les frais diffèrent.

Tout compris : mandat, enveloppe et supports.
Frais internes de l’ETF, hors courtage.

Gestion pilotée

Gestion libre en ETF

Une offre plus étroite qu’il n’y paraît

C’est le point le plus mal compris du sujet, et il vaut la peine d’être dit clairement : la gestion pilotée est massivement distribuée sur l’assurance vie, beaucoup moins sur le PEA.

La raison est technique. Un mandat piloté a besoin d’un univers d’investissement large pour construire des profils prudents, avec des obligations et des supports monétaires. Or le PEA n’accepte ni obligations ni fonds monétaires. Un profil prudent y est donc difficile à construire, ce qui explique que la plupart des grands réseaux réservent leur offre pilotée à l’assurance vie.

Concrètement, les mandats pilotés réellement disponibles sur un PEA se comptent sur les doigts d’une main. Yomoni fait office de référence historique, avec des frais annoncés à 1,6 % tout compris et un ticket d’entrée de 5 000 €. Ramify s’est positionné en concurrent direct avec des frais annoncés plus bas, autour de 1,2 % tout compris, pour un ticket d’entrée comparable. Quelques banques en ligne proposent également une formule pilotée sur leur PEA.

Vérifiez toujours l’enveloppe. Beaucoup d’offres de gestion pilotée mises en avant concernent l’assurance vie. Avant de vous engager, assurez-vous que le mandat porte bien sur un PEA, avec la fiscalité et le plafond correspondants.

Si la question de l’enveloppe se pose, notre comparatif PEA ou assurance vie détaille ce qui les sépare.

Ce qu’il faut vérifier avant de signer

  1. Le total des frais annuels, tout compris, mandat et supports inclus. C’est le seul chiffre comparable.
  2. Le ticket d’entrée et le versement minimum ultérieur, souvent 5 000 € à l’ouverture.
  3. La composition réelle des profils. Demandez la répartition type du profil qui vous serait attribué, pas seulement son nom commercial.
  4. Les performances passées, par profil et nettes de frais. Elles ne préjugent de rien, mais une communication qui ne les publie pas par profil doit alerter.
  5. Les conditions de sortie. Frais de sortie éventuels, délai de désinvestissement, possibilité de repasser en gestion libre sans clôturer le plan.
  6. La possibilité de transférer. Un PEA piloté reste un PEA : vérifiez qu’un transfert sortant est possible et à quel coût, dans la limite des 150 € légaux.

Pour qui la délégation a du sens

La question n’est pas de savoir si 1,4 % par an est cher dans l’absolu, mais si le service évite un coût supérieur.

Votre situationPlutôt
Vous ne voulez rien avoir à déciderGestion pilotée
Vous vendez dès que les marchés baissentGestion pilotée, le cadre a de la valeur
Vous savez tenir un ETF large sans y toucherGestion libre
Vous avez moins de 5 000 € à placerGestion libre, faute de ticket d’entrée
Vous voulez piloter votre allocationGestion libre

Le principal argument en faveur du mandat n’est pas financier, il est comportemental. Un investisseur qui liquide son portefeuille au plus bas perd davantage que 1,4 % par an. Si le cadre d’un mandat vous évite cette erreur, il est rentabilisé.

L’alternative en gestion libre

Un portefeuille composé d’un seul ETF large, alimenté régulièrement et laissé tranquille, reproduit l’essentiel de ce que fait un mandat piloté sur un profil dynamique, pour un coût cinq à dix fois inférieur.

Ce que vous perdez : l’ajustement du risque dans le temps, le rééquilibrage automatique, et l’accompagnement. Ce que vous gagnez : la différence de frais, qui se compose année après année.

Les critères de choix d’un courtier pour cette approche sont détaillés sur notre page quel PEA pour investir en ETF.

Avertissement. Les informations présentées sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Les frais et tickets d’entrée cités sont ceux annoncés par les acteurs et peuvent évoluer : vérifiez les documents contractuels avant de signer un mandat. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte un risque de perte en capital.

Sources

Questions fréquentes

Combien coûte une gestion pilotée sur PEA ?
De l’ordre de 1,2 % à 1,6 % par an tout compris chez les acteurs spécialisés, mandat, enveloppe et frais internes des supports inclus. À comparer aux 0,15 % à 0,40 % d’un ETF détenu en direct en gestion libre.
Pourquoi si peu de banques proposent-elles la gestion pilotée sur PEA ?
Parce que le PEA n’accepte ni obligations ni fonds monétaires, ce qui rend difficile la construction d’un profil prudent. La plupart des réseaux réservent donc leur offre pilotée à l’assurance vie, dont l’univers est bien plus large.
Quel est le ticket d’entrée d’un PEA piloté ?
Souvent 5 000 € à l’ouverture chez les acteurs spécialisés, y compris en cas de transfert entrant. C’est nettement plus que la plupart des PEA en gestion libre, qui acceptent des premiers versements de quelques euros.
Les arbitrages du gestionnaire sont-ils imposés ?
Non. À l’intérieur d’un PEA, aucun arbitrage n’est imposable, quel que soit le nombre d’opérations. Seule la sortie de sommes du plan déclenche l’imposition, selon les règles habituelles du PEA.
Peut-on repasser en gestion libre sans clôturer son plan ?
Cela dépend du contrat. Certains acteurs le permettent, d’autres imposent un transfert vers un autre établissement. C’est un point à vérifier avant de signer, au même titre que les conditions et délais de sortie.
La gestion pilotée fait-elle mieux que la gestion libre ?
Rien ne le garantit, et la comparaison n’a de sens qu’à profil de risque équivalent et nette de frais. L’argument principal du mandat est comportemental : il évite les décisions prises dans la panique, qui coûtent souvent plus que les frais.
Un PEA piloté peut-il être transféré ?
Oui, un PEA piloté reste un PEA, avec les mêmes règles de transfert et le même plafond de frais de 150 €. Vérifiez toutefois que les supports détenus sont acceptés par l’établissement d’accueil, faute de quoi ils devront être vendus.

À lire aussi

Dernière mise à jour :