Fiscalité du PEA en 2026
La fiscalité du PEA est l'une de ses plus grandes forces. Guide complet en 2026 : avant 5 ans, après 5 ans, dividendes, retraits partiels.
La logique fiscale du PEA en deux temps
Le PEA fonctionne avec un cadre fiscal qui dépend uniquement de la durée de détention :
Avant 5 ans
Tout retrait entraîne la clôture du plan et la taxation des gains au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux). Exceptions au régime de clôture :
- Licenciement, mise à la retraite anticipée, invalidité 2e/3e catégorie
- Décès du titulaire
- Affectation à la création ou la reprise d'une entreprise (sous conditions)
Après 5 ans
Les retraits partiels deviennent possibles sans entraîner la clôture du plan. Les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux à 17,2 % restent dus. C'est la situation cible pour la majorité des épargnants.
Fiscalité des dividendes
Les dividendes versés à l'intérieur du PEA ne sont pas imposés tant qu'ils ne sortent pas de l'enveloppe. Ils sont automatiquement réinvestis (capitalisation) ou crédités en cash, à votre discrétion.
Retraits partiels après 5 ans
Depuis la loi PACTE (2020), les retraits partiels sont possibles sans clôture dès le 5e anniversaire du PEA. Avant la loi PACTE, c'était 8 ans. Vous pouvez retirer une partie des gains et continuer à verser librement sur le plan.
Le détail des prélèvements sociaux (17,2 %)
- CSG : 9,2 %
- CRDS : 0,5 %
- Prélèvement de solidarité : 7,5 %
Ces prélèvements sont dus au moment du retrait, sur la quote-part de gains incluse dans le retrait.
PEA et transmission
Au décès du titulaire, le PEA est automatiquement clôturé. Les titres sont transférés sur un compte-titres ordinaire des héritiers, sans imposition sur la plus-value latente (purge fiscale). Contrairement à l'assurance-vie, le PEA n'offre pas d'abattement successoral spécifique.