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Meilleur PEA Comparatif 2026
Guide PEAVérifié le 1er octobre 2026

Transférer son PEA

Changer d’établissement sans rien perdre est possible, à une condition : passer par un transfert et non par une clôture suivie d’une réouverture. Le transfert conserve l’ancienneté du plan, ses versements cumulés et son avantage fiscal. Les frais sont plafonnés par décret.

L’essentiel.

Le transfert déplace votre PEA d’un établissement à un autre en conservant sa date d’ouverture, donc son ancienneté fiscale, et le cumul de vos versements. Les frais sont encadrés par décret : 15 € par ligne de titres cotés, 50 € par ligne non cotée, avec un plafond global de 150 €, frais de clôture inclus. Comptez deux à huit semaines, pendant lesquelles le plan reste investi mais devient indisponible.

Point de veille au 1er octobre 2026.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027, déposé le 1er octobre 2026, ne prévoit aucune nouvelle hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital : le taux applicable au PEA reste 18,6 %, et 31,4 % en cas de retrait avant cinq ans. Les plafonds de versement sont inchangés (150 000 € pour le PEA, 225 000 € en cumul avec le PEA-PME, 20 000 € pour le PEA jeune), de même que les frais plafonnés par le décret n° 2020-95 du 5 février 2020. Le détail de nos contrôles est consigné sur la page de suivi des mises à jour.

Transférer plutôt que clôturer

C’est la seule chose à retenir si vous êtes pressé. Beaucoup d’épargnants mécontents de leur banque ferment leur PEA pour en rouvrir un ailleurs. C’est l’erreur la plus coûteuse du parcours.

TransfertClôture puis réouverture
Ancienneté fiscaleConservéePerdue, le compteur repart à zéro
Imposition immédiateAucuneOui si le plan a moins de 5 ans
Versements cumulésRepris tels quelsRéinitialisés
Coût150 € maximumJusqu’à 31,4 % du gain
TitresTransférés en l’étatVendus puis rachetés

Sur un plan de quatre ans affichant 8 000 € de gain, la clôture coûte environ 2 500 € d’impôt et efface quatre années d’ancienneté. Le transfert coûte 150 € au maximum et ne touche à rien.

Ce que le transfert conserve

  • La date d’ouverture, donc l’ancienneté qui commande l’exonération d’impôt sur le revenu.
  • Le cumul des versements, qui détermine ce qu’il vous reste à verser sous le plafond.
  • Les titres eux-mêmes, transférés en l’état sans être vendus. Vous ne subissez donc ni frais de vente et de rachat, ni écart de cours entre les deux.
  • Le prix de revient de chaque ligne, repris par le nouvel établissement.
Vérifiez la reprise des versements cumulés. C’est la donnée la plus souvent mal transmise. Une reprise erronée peut vous laisser croire qu’il vous reste de la capacité alors que vous êtes au plafond, ce qui expose à un dépassement et donc à la clôture du plan. Demandez le chiffre à l’ancien établissement avant le départ, et vérifiez-le à l’arrivée.

Les frais sont plafonnés par la loi

Depuis le 1er juillet 2020, un décret encadre ce qu’un établissement peut facturer sur un PEA. Pour le transfert, le plafond est triple.

NaturePlafond légal
Par ligne de titres cotés transférée15 €
Par ligne de titres non cotés50 €
Total pour l’ensemble du transfert150 €

Ce plafond global de 150 € inclut les frais de clôture du plan transféré. Une facture qui ferait apparaître des frais de transfert plus des frais de clôture au-delà de ce total n’est pas conforme.

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Ce que votre transfert peut vous coûter, au maximum

Les frais sont plafonnés par décret. Comptez vos lignes de titres, le calcul vous donne le plafond légal que votre établissement ne peut pas dépasser.

Plafond légal de vos frais de transfert

Décret du 5 février 2020, en vigueur depuis le 1er juillet 2020.

Une ligne par action ou ETF détenu, quel que soit le nombre de titres.
Rare sur un PEA classique, fréquent sur un PEA-PME.
Plafond légal applicable

Les autres frais plafonnés du PEA

Le même décret encadre l’ensemble des frais du plan, ce qui est utile à connaître au moment de comparer deux établissements.

Type de fraisPlafond légal
Ouverture du plan10 €
Tenue de compte, par an0,4 % de la valeur des titres, plus 5 € par ligne
Transaction passée en ligne0,5 % du montant de l’ordre
Transaction passée par un autre canal1,2 % du montant de l’ordre
Transfert et clôture150 € au total

Ces plafonds ont assaini le marché, mais ils restent des maximums. Les écarts entre acteurs demeurent considérables : certains courtiers ne facturent ni ouverture, ni tenue de compte, et pratiquent des frais d’ordre très inférieurs au plafond.

Le détail des barèmes réellement pratiqués figure sur notre page les PEA les moins chers.

La démarche, étape par étape

Le point contre-intuitif est le suivant : tout se pilote depuis l’établissement d’arrivée, pas depuis celui que vous quittez.

  1. Ouvrez le plan d’accueil. Le nouvel établissement doit avoir un PEA à votre nom pour recevoir les titres. Ne versez rien dessus pour l’instant.
  2. Demandez le transfert au nouvel établissement. Il vous remet un formulaire de demande de transfert, souvent disponible en ligne.
  3. Joignez les pièces : le formulaire signé, un relevé récent du PEA à transférer, et votre pièce d’identité.
  4. Le nouvel établissement contacte l’ancien et pilote l’opération. Vous n’avez normalement pas à écrire à votre banque actuelle.
  5. Suivez l’avancement et relancez au besoin. C’est la partie la plus longue, et la seule où votre insistance change quelque chose.
  6. Contrôlez l’arrivée : nombre de lignes, quantités, prix de revient, date d’ouverture du plan et cumul des versements.
Ne versez pas sur le plan d’accueil avant la fin du transfert. Un plan d’accueil déjà alimenté peut compliquer l’opération, puisque la loi n’autorise qu’un seul PEA par personne. Attendez la confirmation d’arrivée des titres.

Les délais réellement constatés

SituationDélai courant
Entre deux courtiers en ligne2 à 4 semaines
Depuis une banque en ligne3 à 6 semaines
Depuis une banque de réseau4 à 8 semaines, parfois plus
Plan contenant des titres non cotés ou des fonds maisonAllongé, sans durée fixe

Deux facteurs allongent systématiquement l’opération : les fonds maison, que l’établissement d’arrivée ne peut pas toujours accueillir, et les dossiers incomplets, où un justificatif manquant fait repartir le circuit.

La période d’indisponibilité

Pendant le transfert, vos titres restent investis et suivent les marchés, mais vous ne pouvez ni les vendre, ni en acheter d’autres. Cette immobilisation dure généralement de quelques jours à quelques semaines selon les acteurs.

Ce n’est pas anodin. Si vous tenez à pouvoir réagir, évitez de lancer un transfert juste avant une période où vous pensez devoir arbitrer. À l’inverse, pour un portefeuille d’ETF détenu à long terme, l’indisponibilité n’a pratiquement aucune portée.

Les pièges à connaître

  1. Les titres non transférables. Fonds maison, produits structurés, parts de SCPI logées dans un PEA assurance : l’établissement d’accueil peut refuser certaines lignes. Elles devront être vendues avant le départ, ce qui n’a rien de neutre si les cours sont bas.
  2. Le PEA assurance. Le transfert d’un PEA assurance vers un PEA bancaire est possible mais plus lourd, et les supports en unités de compte ne se transportent pas tels quels.
  3. Le cumul des versements mal repris. Le piège le plus sournois, parce qu’il ne se voit qu’au moment où l’on tente un versement de trop.
  4. Le plan d’accueil déjà alimenté. Il peut bloquer l’opération et vous mettre en situation de détenir deux PEA.
  5. Les frais annoncés hors plafond. Une facture supérieure à 150 € au total n’est pas conforme au décret. Demandez le détail et contestez par écrit.

Quand le transfert en vaut la peine

Le calcul est simple : comparez ce que vous coûte votre établissement actuel sur un an à ce que coûterait le nouveau, puis rapportez la différence aux 150 € du transfert.

Sur un portefeuille de 30 000 € facturé 0,3 % de droits de garde par an, soit 90 €, chez un acteur qui n’en facture aucun, le transfert est amorti en moins de deux ans. Ajoutez l’écart sur les frais d’ordre si vous investissez régulièrement, et l’équation devient rapidement favorable.

À l’inverse, transférer un plan de 3 000 € pour économiser quelques euros par an n’a pas grand sens. Le transfert se justifie sur des encours significatifs, ou lorsque le nouvel établissement apporte autre chose que le prix : un catalogue plus large, un plan d’investissement programmé, un PEA-PME que l’ancien ne proposait pas.

Certains établissements remboursent les frais de transfert entrant. C’est un argument commercial courant, souvent plafonné et soumis à conditions d’encours. Faites-le confirmer par écrit avant de lancer l’opération, et gardez la facture de l’établissement de départ.
Avertissement. Les informations présentées sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Les délais indiqués sont des ordres de grandeur constatés, non des engagements. Vérifiez la brochure tarifaire officielle des deux établissements avant d’engager un transfert. Investir comporte un risque de perte en capital.

Sources

Questions fréquentes

Un transfert de PEA fait-il perdre l’ancienneté fiscale ?
Non, et c’est tout son intérêt. Le transfert conserve la date d’ouverture du plan, donc l’ancienneté qui commande l’exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans. Seule une clôture détruit cette ancienneté.
Combien coûte le transfert d’un PEA ?
Les frais sont plafonnés par décret à 15 € par ligne de titres cotés et 50 € par ligne non cotée, avec un maximum de 150 € pour l’ensemble de l’opération, frais de clôture compris.
Faut-il vendre ses titres pour transférer un PEA ?
Non dans le cas général : les titres sont transférés en l’état, sans vente ni rachat. Certaines lignes peuvent toutefois être refusées par l’établissement d’accueil, notamment les fonds maison, et devront être vendues avant le départ.
Combien de temps prend un transfert de PEA ?
De deux à quatre semaines entre deux courtiers en ligne, trois à six semaines depuis une banque en ligne, quatre à huit semaines depuis une banque de réseau. Les titres non cotés et les fonds maison allongent l’opération.
Qui faut-il contacter pour lancer un transfert ?
L’établissement d’arrivée, pas celui que vous quittez. Vous ouvrez un plan chez lui, vous lui remettez le formulaire de demande de transfert, et c’est lui qui pilote l’opération auprès de votre ancien établissement.
Peut-on utiliser son PEA pendant le transfert ?
Non. Les titres restent investis et suivent les marchés, mais ils sont indisponibles : ni vente, ni achat, pendant quelques jours à quelques semaines selon les acteurs.
Doit-on alimenter le nouveau PEA avant le transfert ?
Non, il vaut mieux l’ouvrir sans y verser. Un plan d’accueil déjà alimenté peut compliquer l’opération, la loi n’autorisant qu’un seul PEA par personne. Attendez la confirmation d’arrivée des titres.
Le transfert remet-il à zéro le plafond de versements ?
Non. Le cumul de vos versements est repris par le nouvel établissement. Vérifiez ce chiffre à l’arrivée : une reprise erronée peut conduire à un dépassement de plafond, dont la sanction est la clôture du plan.
À partir de quel montant un transfert devient-il rentable ?
Comparez l’écart de frais annuels aux 150 € du transfert. Sur un portefeuille de 30 000 € facturé 0,3 % de droits de garde, soit 90 € par an, chez un acteur qui n’en facture pas, l’opération est amortie en moins de deux ans.

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