Une seule chose est urgente : ouvrir un plan et y verser quelque chose, parce que le compteur des cinq ans démarre au premier versement et ne se rattrape pas. Le reste peut attendre. Quand on débute, le bon acteur n’est pas le moins cher dans l’absolu, c’est celui qui n’impose ni minimum par ordre élevé, ni frais d’inactivité, les deux postes qui pénalisent les petits versements irréguliers.
Trois mouvements d’offres depuis notre contrôle tarifaire du 31 août : BoursoMarkets change de partenaire le 5 octobre 2026 — Amundi devient exclusif, les ETF iShares (dont le WPEA) sortent de la gratuité à l’achat, l’offre monte à plus de 275 ETF dont 75 éligibles au PEA et le ticket minimum passe de 200 € à 100 € ; Fortuneo offre le courtage sur tous les ordres d’achat de 500 à 100 000 € d’une sélection d’ETF Amundi jusqu’au 31 décembre 2026 ; Bourse Direct a ouvert le prêt de titres au PEA le 30 septembre 2026. Côté fiscal, rien ne bouge : les prélèvements sociaux restent à 18,6 % et les ETF synthétiques demeurent éligibles au PEA. Le détail de nos contrôles est consigné sur la page de suivi des mises à jour.
Les quatre décisions, dans le bon ordre
- Prendre date. Ouvrir le plan et verser une petite somme. C’est la seule décision irréversible dans le temps : chaque mois d’attente est un mois d’ancienneté perdu.
- Choisir l’établissement. Vous n’avez droit qu’à un seul PEA, et en changer suppose un transfert. Autant y réfléchir avant, sans en faire un drame : un transfert coûte 150 € au maximum.
- Choisir le support. Un ETF large suffit à démarrer. Multiplier les lignes au début revient surtout à multiplier les frais d’ordre.
- Automatiser. La régularité fait plus pour un plan que le choix du moment d’entrée, qui reste imprévisible pour tout le monde.
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Ce qui compte quand on débute
Les comparatifs mettent en avant le prix d’un ordre de 1 000 €. Ce n’est pas votre cas d’usage au départ, et le classement change quand on raisonne sur des versements de 100 à 300 €.
| Critère | Pourquoi il compte au début |
|---|---|
| Minimum facturé par ordre | Sur 150 € investis, 2 € de frais représentent déjà 1,3 % |
| Frais d’inactivité | Ils frappent précisément celui qui investit peu et irrégulièrement |
| Montant minimum à l’ouverture | Certaines offres exigent plusieurs milliers d’euros |
| Clarté de l’interface | Une plateforme professionnelle décourage plus qu’elle n’aide |
| Service client joignable | Le premier blocage arrive presque toujours, souvent sur un justificatif |
| Plan d’investissement programmé | Le seul montage réellement automatique, et souvent sans frais d’ordre |
Les offres adaptées
La sélection ci-dessous privilégie la simplicité du parcours et l’absence de frais récurrents pénalisants. Chaque fiche détaille la grille complète.
Notre top 4 débutant
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Première banque en ligne française, écosystème complet et app excellente. BoursoMarkets : ETF sans courtage à l’achat, dès 100 € d’ordre au 5 octobre 2026.
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Vous avez entre 18 et 25 ans et restez rattaché au foyer fiscal de vos parents ? Le plafond et les offres diffèrent : voir notre page PEA pour les 18-25 ans.
Avec combien commencer
Les dépôts minimums vont de quelques euros chez les courtiers à plusieurs milliers d’euros en gestion pilotée. Mais la vraie question n’est pas le minimum exigé, c’est le montant à partir duquel les frais deviennent supportables.
Avec un minimum de 2 € par ordre, un versement de 100 € supporte 2 % de frais à l’entrée, ce qui est beaucoup. Le même versement chez un acteur sans minimum, ou via un plan programmé sans frais d’ordre, ne coûte presque rien. Deux stratégies fonctionnent :
- Verser moins souvent, plus gros. Trois versements de 400 € coûtent moins cher que douze de 100 €.
- Choisir un acteur sans minimum ou proposant un investissement programmé sans frais, et verser mensuellement.
Dans tous les cas, le premier versement peut rester symbolique : son rôle est de prendre date, pas de constituer le portefeuille.
Comprendre son premier ordre
Trois notions suffisent pour passer un premier achat sans mauvaise surprise.
- L’éligibilité. Le PEA n’accepte que des actions européennes et des fonds respectant un quota d’actifs européens. Un titre inéligible est refusé à l’exécution, ce qui évite l’erreur mais surprend.
- Les horaires. La bourse de Paris cote de 9 h à 17 h 30 les jours ouvrés. Un ordre passé le soir s’exécute à l’ouverture suivante, à un cours que vous ne connaissez pas.
- Le type d’ordre. L’ordre au marché s’exécute immédiatement au meilleur prix disponible : c’est le bon choix sur un montant modeste et un titre liquide. L’ordre à cours limité fixe un prix maximum et devient utile sur de plus gros montants.
Les erreurs qui coûtent le plus
- Attendre d’être prêt pour ouvrir. L’ancienneté ne se rattrape pas. C’est l’erreur la plus chère, et la seule qui ne coûte rien à éviter.
- Ouvrir dans sa banque sans comparer. Sur dix ans, l’écart de frais entre une banque de réseau et un courtier en ligne se compte en milliers d’euros sur un portefeuille moyen.
- Choisir une plateforme professionnelle. Les outils destinés aux traders actifs sont puissants et parfaitement inadaptés à qui veut acheter un ETF tous les mois.
- Retirer avant cinq ans. Un retrait ferme le plan et rend imposable la totalité du gain. Gardez ailleurs l’argent dont vous pourriez avoir besoin.
- Multiplier les lignes dès le départ. Cinq ETF qui se recouvrent coûtent cinq ordres et n’apportent pas de diversification réelle.
- Réagir à chaque baisse. Un plan conçu pour dix ans ne se pilote pas à la semaine. Les baisses font partie du fonctionnement normal des marchés.
Ce qui se passe ensuite
Une fois le plan ouvert et alimenté, le calendrier est simple et il n’y a rien à faire dans l’intervalle.
| Moment | Ce qui change |
|---|---|
| Premier versement | Le compteur des cinq ans démarre |
| Entre 0 et 5 ans | Aucune déclaration, aucun impôt tant que rien ne sort. Un retrait ferme le plan |
| À partir de 5 ans | Retraits partiels sans clôture, impôt sur le revenu supprimé, 18,6 % de prélèvements sociaux |
| Au plafond de 150 000 € | Les versements s’arrêtent, le plan continue de capitaliser sans limite |
Le détail de la fiscalité figure dans notre guide dédié, et la marche à suivre pour l’ouverture dans notre guide pratique.